Les gras alimentaires et le système immunitaire sont étroitement liés. Les matières grasses que nous consommons font beaucoup plus que fournir de l’énergie : elles entrent dans la composition de nos membranes cellulaires et participent aux signaux chimiques qui permettent aux cellules de communiquer et de réagir à leur environnement.

Ce rôle est particulièrement important pour le système immunitaire, puisque la composition des membranes peut influencer le fonctionnement des cellules immunitaires et leur capacité à réagir au stress.
Depuis plusieurs années, la recherche montre que différents types d’acides gras peuvent modifier la composition des membranes, la communication entre les cellules ainsi que certaines réponses inflammatoires. Plus récemment, les chercheurs ont découvert un autre lien intéressant : les gras disponibles pour nos cellules immunitaires pourraient influencer leur résistance à un type particulier de dommage cellulaire appelé ferroptose.
Qu’est-ce que la ferroptose ?
La ferroptose est une forme régulée de mort cellulaire associée à une oxydation excessive des lipides présents dans les membranes cellulaires.
Contrairement à d’autres mécanismes de mort cellulaire, elle est étroitement liée au métabolisme du fer, au stress oxydatif et à la nature des acides gras qui composent les membranes.
Cette relation entre les lipides, l’oxydation et le fonctionnement cellulaire fait aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches, notamment en immunologie.
Pourquoi la ferroptose est-elle importante pour le système immunitaire ?
Les cellules immunitaires, notamment les lymphocytes T, doivent demeurer fonctionnelles pour coordonner efficacement les différentes réponses du système immunitaire.
En 2026, une étude publiée dans la revue Nature a montré, dans un modèle animal, que la composition des matières grasses alimentaires pouvait influencer la sensibilité des lymphocytes T à la ferroptose.
Les variations dans les apports en acides gras polyinsaturés et mono-insaturés modifiaient la composition lipidique des cellules T ainsi que leur capacité à résister aux dommages oxydatifs.
Les chercheurs ont également étudié plusieurs groupes de personnes en bonne santé. Ils ont observé des associations entre certains profils lipidiques sanguins et la résistance des lymphocytes T humains à la ferroptose.
Ces résultats ne signifient toutefois pas qu’un aliment ou une huile en particulier provoque directement la destruction de nos cellules immunitaires. Une grande partie des expériences a été réalisée chez l’animal, et les chercheurs doivent encore déterminer comment ces mécanismes se traduisent concrètement dans l’alimentation humaine.
Ce que ces travaux montrent surtout, c’est que la nature et l’équilibre des gras disponibles pour nos cellules peuvent influencer leur fonctionnement.
Gras alimentaires et système immunitaire : quel est le lien ?
Le lien entre les gras alimentaires et le système immunitaire s’explique notamment par le rôle des acides gras dans la structure des membranes cellulaires.
Les acides gras sont des constituants fondamentaux des membranes de nos cellules.
Le type d’acides gras qui s’y incorpore peut influencer leur structure et leur fluidité, mais aussi le fonctionnement des récepteurs et des systèmes de signalisation qui permettent aux cellules immunitaires de communiquer.
Certains acides gras peuvent également agir comme précurseurs de molécules biologiquement actives impliquées dans plusieurs aspects de la fonction immunitaire, notamment les mécanismes inflammatoires.
Cela ne signifie cependant pas qu’il faille éviter tous les gras polyinsaturés.
L’acide linoléique, un oméga-6, et l’acide alpha-linolénique, un oméga-3, sont tous deux des acides gras essentiels. Notre organisme ne peut pas les fabriquer et doit donc les obtenir par l’alimentation.
La science actuelle nous invite ainsi moins à classer les gras comme étant simplement « bons » ou « mauvais » qu’à rechercher davantage la qualité, la variété et l’équilibre.
5 façons de faire de meilleurs choix de gras alimentaires
1. Privilégiez les aliments entiers et peu transformés
Plutôt que de concentrer toute notre attention sur une huile en particulier, il est utile de commencer par la qualité globale de notre alimentation.
Les légumes, les fruits, les grains entiers, les noix, les graines, les légumineuses, les poissons et différentes sources de protéines fournissent une grande variété de nutriments.
Réduire la consommation d’aliments hautement transformés et fréquemment frits peut également contribuer à améliorer la qualité générale de l’alimentation.
2. Variez vos sources de matières grasses
Chaque aliment apporte une combinaison différente d’acides gras et de nutriments.
L’huile d’olive extra vierge, l’avocat, les noix, les graines et le poisson peuvent tous faire partie d’une alimentation variée.
Il n’est pas nécessaire de rechercher la perfection. Une alimentation diversifiée à base d’aliments entiers fournit naturellement un mélange de gras saturés, mono-insaturés et polyinsaturés.
3. Accordez une place particulière aux oméga-3
Lorsqu’on examine la relation entre les gras alimentaires et le système immunitaire, les oméga-3 EPA et DHA occupent une place particulière en raison de leur intégration aux membranes cellulaires et de leur participation aux mécanismes qui régulent les réponses inflammatoires.
Les oméga-3 à longue chaîne EPA et DHA, que l’on retrouve principalement dans les poissons gras et certaines sources marines, ont été largement étudiés pour leur rôle dans la structure des membranes cellulaires et dans les mécanismes qui régulent les réponses inflammatoires.
Les oméga-3 peuvent s’intégrer aux membranes cellulaires et influencer leurs propriétés ainsi que la production de molécules impliquées dans les réponses inflammatoires.
Le saumon, les sardines, le maquereau, le hareng et la truite comptent parmi les principales sources alimentaires d’EPA et de DHA.
Chez les personnes qui consomment peu ou pas de poisson, un supplément d’oméga-3 peut parfois être envisagé selon les besoins individuels. Syner G propose notamment le BalanceOil+ 300 ml ainsi que le BalanceOil+ Premium 300 ml.
La prise d’un supplément ne remplace toutefois pas une alimentation variée. Si vous prenez des médicaments, êtes enceinte ou allaitez, ou présentez une condition particulière, demandez conseil à un professionnel de la santé avant d’utiliser un supplément.
4. Recherchez l’équilibre plutôt que les extrêmes
En nutrition, il est rarement nécessaire d’éliminer complètement un nutriment simplement parce qu’il participe à un mécanisme biologique complexe.
Les gras polyinsaturés sont plus sensibles à l’oxydation en raison de leur structure chimique, mais cette famille comprend également des acides gras essentiels dont notre organisme a besoin.
Les gras saturés, mono-insaturés, oméga-6 et oméga-3 s’inscrivent tous dans un ensemble beaucoup plus vaste où comptent aussi les quantités consommées, la qualité des aliments et les habitudes de vie.
Plutôt que de craindre un type de gras en particulier, privilégiez une alimentation variée dans laquelle les aliments entiers et peu transformés occupent une place importante.
5. Soutenez votre système immunitaire dans son ensemble
La santé du système immunitaire ne dépend évidemment pas uniquement des matières grasses.
Un apport adéquat en protéines fournit les acides aminés nécessaires au maintien des tissus. Les fruits et légumes apportent des vitamines, des minéraux et différents composés végétaux, tandis que les glucides provenant d’aliments nutritifs fournissent de l’énergie à l’organisme.
Le sommeil, l’activité physique adaptée, la gestion du stress et une alimentation suffisamment variée contribuent également à la santé générale et au fonctionnement normal du système immunitaire.
Pour approfondir ce sujet, consultez également notre article sur les bonnes habitudes et la santé immunitaire ainsi que notre sélection de produits pour la santé immunitaire.
À retenir
Les recherches sur les gras alimentaires et le système immunitaire montrent une relation complexe qui ne peut pas être résumée en opposant simplement les « bons » et les « mauvais » gras.
Les acides gras participent activement à la biologie de nos cellules. Ils composent leurs membranes, influencent leur communication et pourraient également jouer un rôle dans la capacité de certaines cellules immunitaires à résister aux dommages oxydatifs.
La recherche sur les lymphocytes T et la ferroptose est encore en pleine évolution, particulièrement en ce qui concerne son application à l’alimentation humaine.
À l’heure actuelle, une alimentation variée, riche en nutriments et composée principalement d’aliments entiers ou peu transformés demeure une approche raisonnable pour soutenir la santé générale et le fonctionnement normal du système immunitaire.
Recommandations de la naturopathe
Selon les besoins individuels, Colombe Gauvin, N.D., peut également conseiller différentes approches visant à soutenir le système immunitaire.
Pour déterminer quels produits conviennent à votre situation, il est préférable de demander conseil en fonction de vos besoins personnels.

Santé vous bien!
Colombe Gauvin, N.D.
Références scientifiques
Wang N., Chen Z., Yao Y., et coll. Lipid metabolism drives dietary effects on T cell ferroptosis and immunity. Nature, 2026.
Consulter l’étude dans Nature
Song J., Wu Q., Green D.R., et coll. Ferroptosis in T cells: mechanisms, biology and translational opportunities. Nature Reviews Immunology, 2026.
Consulter l’étude dans Nature Reviews Immunology
Radzikowska U., Rinaldi A.O., Çelebi Sözener Z., et coll. The influence of dietary fatty acids on immune responses. Nutrients, 2019.
Consulter l’étude dans Nutrients
Gutiérrez S., Svahn S.L., Johansson M.E. Effects of omega-3 fatty acids on immune cells. International Journal of Molecular Sciences, 2019.
Consulter l’étude
